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jeudi 17 juin 2010

Témoignage de tuteur-pair

Bonjour,

J’attire votre attention sur le témoignage de Jean-François Le Cloarec sur son expérience de tuteur-pair au sein du master MFEG de Rennes 1.

"Les Tuteurs-Pairs ont le rôle de facilitateur sur le plan méthodologique et organisationnel compte tenu de leurs expériences d’anciens apprenants de la formation. Le tuteur par les pairs se doit d’être très présent aux moments clés de la formation. En ce qui concerne le master, son intervention peut s’avérer décisive en début de formation bien sur mais aussi dans l’aide au projet de stage et à la préparation de la soutenance. Il peut être amené ponctuellement à intervenir sur les thématiques de cours, comme un médiateur des apprentissages."

Lire l’entretien en entier à http://blogdetad.blogspot.com/2010/06/paroles-de-tuteur-jean-francois-le.html

Cordialement,
Jacques Rodet

dimanche 15 novembre 2009

Un nouveau parcours modulaire "Maitrise du rapid e.learning - parcours court" pour 2010

En octobre 2009, nous avons démarré une première formation modulaire "Maîtrise du rapid e.learning", dont vous pouvez trouver le détail ici.

Nous avons reçu plusieurs demandes en septembre, mais pour certains d’entre vous, il vous a été impossible de vous inscrire à temps pour la première session.

Nous avons donc décidé, pour vous et pour tous ce qui souhaitent en peu de temps maîtriser les outils du rapid e.learning, de rééditer ce parcours dans sa version courte (sans les modules Web 2.0 ni Pratique des logiciels), en redoublant l’indispensable module "Ingénierie 1"

Conçu pour être suivi totalement à distance, sauf les deux premières journées à Rennes les 6 et 7 janvier 2010, le parcours, de quatre modules plus un regroupement à distance de synthèse et mise en perspective, est proposé au prix spécial de trois modules, soit 1 950 euros TTC.

Tous les modules de l’offre sont accessibles au DIF et peuvent être capitalisés pour l’obtention ultérieure du master.

Pour de meilleures compétences sur le suivi et déploiement des projets nous vous conseillons d’enrichir ce parcours avec le module Ingénierie 2.

Plus d’informations, calendrier et contact :  Parcours rel 2010.

lundi 2 novembre 2009

Edito de novembre 2009. Et si on parlait de Serious Games ?

Voici un billet ludique et multimédia sur les Serious Games. Un sujet très à la mode en ce moment et qui recouvre une réalité souvent plus complexe que ce qui apparaît au  premier abord. Le sujet est ici l’utilisation du Serious Game dans une contexte formatif. Si la séduction joue un grand rôle dans ce domaine et constitue un ressort de motivation efficace, il ne faut pas perdre de vue les principes pédagogiques fondamentaux qui rendront cette modalité efficiente du point de vue de l’apprentissage.

Pour consulter le billet cliquez ici.

Et comme il s’agit d’un sujet ou essayer vaut tous les discours, voici un petit jeu pour évaluer vos connaissances sur le Master MFEG.

Pour accéder au jeu cliquer ici.

vendredi 23 octobre 2009

Questions d'étudiants sur le tutorat

Dans le cadre du cours Ingénierie 3, une des premières activités que je réalise en classe virtuelle est d’identifier les questions que se posent les étudiants à propos du tutorat.

Il s’agit ainsi de rejoindre les étudiants dans leurs préoccupations immédiates plutôt que de donner un cours magistral dont le contenu est par ailleurs accessible dans les ressources mises à disposition sur la plateforme de formation.

Ainsi, les apports théoriques viennent en réponse aux questions des étudiants et de cette manière, ils peuvent plus facilement les mettre en connexion avec leurs représentations préalables.

La nature des questions est également riche d’informations sur les connaissances que possèdent ou non les étudiants sur le tutorat. A cet égard, d’année en année, je me rends compte que le questionnement des étudiants est plus pointu. Il est possible de voir en cela une meilleure diffusion des connaissances générales sur le tutorat mais également la recherche d’informations directement utilisables par les étudiants dans leur contexte professionnel. Ce qui tendrait à montrer que le tutorat devient davantage une réalité à mettre en œuvre plutôt qu’un simple thème de discussion.

Ci-dessous, les principales questions des étudiants lors de la classe virtuelle de démarrage du cours Ingénierie et stratégies de support à l’apprentissage.


Généralités
Qu’est-ce que le tutorat ?
Quelle est la valeur ajoutée du tutorat ?

Sur les tuteurs
Quels sont les profils types des tuteurs ?
Le tuteur doit-il être un expert de la discipline du cours dans lequel il intervient ?
Quelles sont les compétences qu’un formateur présentiel doit développer pour devenir tuteur ?

Sur l’organisation du tutorat
Les particularités culturelles des apprenants amènent-elles à un tutorat spécifique ?
Le tuteur peut-il être un supérieur hiérarchique ?
L’industrialisation du tutorat n’amène-t-elle pas à démotiver les tuteurs ?

Sur le statut des tuteurs
Comment le tuteur peut-il voir reconnu ses tâches ?
Quelle formation pour les tuteurs ?

Sur les formes du tutorat
Le tutorat par les pairs est-il un moyen de réduire le coût du tutorat ?

Sur les modèles économiques du tutorat
Comment évaluer l’efficacité des tuteurs ?
Comment quantifier le coût du tutorat ?

lundi 31 août 2009

Edito de septembre 2009. A propos du consensus sur le tutorat

Juin 2009

Pour cet éditorial, la commande de mon rédac-chef Adrien a été claire. Ne pas faire dans le consensuel, ne pas avoir peur de trancher dans le vif, mettre en avant les valeurs de l’université... Et tout ça sur le thème qui m’intéresse.

Chargé de cours sur le tutorat à distance dans le master MFEG, c’est donc de ce thème que je compte vous entretenir. Petit problème pour moi (et pour Adrien), il y a consensus sur le tutorat. Tout le monde est persuadé que le tutorat est nécessaire, que c’est la touche humaine dont le e-learning a besoin, que les dispositifs de FOAD qui fonctionnent bien sont ceux qui offrent soutien et assistance à leurs apprenants, que cette médiation est tellement importante qu’elle doit être présente dans les dispositifs de FOAD pour que ceux-ci puissent être pris en charge financièrement par les OPCA.

Tu parles d’une sinécure, tout le monde est d’accord, la polémique est impossible ! J’arrête là. Adrien tu l’auras pas ton édito. La ligne n’est pas tenable. Tes consignes de poil à gratter impossibles à appliquer au tutorat... Et ne me dis pas que c’est de ma faute. Que je ne suis pas assez critique, que je suis timoré, que si je voulais vraiment je pourrais... QU’EST CE QUE J’Y PEUX SI TOUT LE MONDE TROUVE QUE LE TUTORAT EST INDISPENSABLE ?

Septembre 2009

L’été a été beau. J’en ai profité pour aller faire un tour en Italie. Détendu, je n’ai plus le moindre esprit mal placé. Aussi, lorsque Adrien m’a relancé sur l’édito en me suggérant de regarder du côté des mesures présentées par Valérie Pécresse en faveur du numérique à l’Université, je ne me suis pas méfié.

Le plan de relance en faveur du numérique à l’université comprend deux volets : l’achèvement de la couverture Wifi des campus et le développement des équipements nécessaires à la diffusion de cours en Podcast (ou baladodiffusion). Il est drôle Adrien, où est-ce qu’il a vu que l’on parlait du tutorat ?

Oh perfide...Tu ne voudrais tout de même pas que j’écrive que le Ministère fait fausse route... Que la priorité budgétaire donnée aux équipements tombe à côté ? Que la production de podcasts n’a qu’un rapport assez éloigné avec la création de contenus médiatisés scénarisés ? Qu’une nouvelle fois la logique transmissive prévaut le soutien à l’apprentissage ? Que le tutorat a été oublié ? Que pas un euro n’est prévu pour former les enseignants au tutorat à distance ? Ne comptes pas sur moi pour dire tout cela, détendu je suis revenu de vacances, détendu je resterai !

Cet été, est également paru à l’initiative du Ministère, un référentiel visant à faciliter le calcul des activités dans l’enseignement supérieur. Pas moins de 7 activités [1] sont liées au tutorat et le mode de calcul retenu, à l’exception d’une d’entre elles, est le forfait. Là non plus Adrien, ne compte pas sur moi pour relever que le problème de ce référentiel est qu’il ne précise pas le volume des forfaits préconisés. Qu’en conséquence, le Ministère renvoie aux universités et aux responsables des différents diplômes le soin de quantifier les forfaits. Jamais Adrien, jamais, je ne dirai qu’il est aisé de parler de forfait afin d’éviter de s’engager plus avant sur des chiffres, que la volonté ministérielle en faveur du soutien à l’apprentissage reste équivoque, que ce référentiel manque de références, qu’il risque de renforcer la prééminence gestionnaire en ignorant les nécessités pédagogiques.

Tu sais Adrien, j’ai bien compris que tu voulais me faire écrire des Choses sur l’actualité ministérielle. Et bien non, je n’en dirai rien, je tiens à conserver la zénitude acquise durant mes vacances.

Je préfère parler du cours « Ingénierie et stratégies de support à l’apprentissage » (présentation sur le site du MFEG et sur le Blog) du Master MFEG, dans lequel nous insistons auprès des étudiants sur la nécessité de définir une véritable stratégie tutorale (repérer les différents types de tutorat auquel il sera fait recours, identifier les activités des tuteurs, positionner les activités tutorales dans le scénario de la formation, rédiger les messages initiaux et proactifs pour chacune des activités tutorales, etc.) avant même d’établir les devis d’interventions des tuteurs à distance desquels est alors tirée la quantification du tutorat. Au final, nous aboutissons la plupart du temps à un forfait, précis et opérationnel, celui-ci.

Je préfère également annoncer la parution prochaine de la charte tutorale du master MFEG rédigée de manière collégiale par le responsable du diplôme, Patrice Mouton, un ancien étudiant, Allel Berrahou et moi même. Cette charte ayant pour objet de présenter aux étudiants, de manière précise et non générique, les valeurs et dispositions tutorales en vigueur au sein du MFEG.

Je te le disais bien Adrien, le tutorat est un sujet de consensus... mais au bout du compte, ton édito, tu l’as eu, et moi, je suis bien rentré !

Jacques Rodet

[1] Pour l’activité "Responsabilité d’un module de formation ouverte à distance ou autre forme d’enseignement non présentiel impliquant assistance directe et évaluation des étudiants.", le mode calcul est "Forfait modulable en fonction de la nature de la formation, du temps passé dans l’activité présentielle correspondante et du nombre d’étudiants concernés." Pour l’activité "Enseignant référent (y compris tutorat)", le mode de calcul est "Forfait horaire par étudiant". Pour l’activité "Encadrement de stages (suivi sur lieu, rencontres étudiants et maître de stage, suivi et rapport)" le mode de calcul est "Forfait horaire par étudiant en fonction de la nature du suivi sur une base minimale fixée par le CA". Pour l’activité "Visites pédagogiques avec étudiants", le mode de calcul est "Forfait par visite". Pour l’activité "Participation à des activités d’orientation active et d’insertion professionnelle", le mode de calcul est "Temps consacré à ces activités". Pour l’activité "Encadrement de projets tutorés, de fin d’études et d’apprentissage", le mode de calcul est "Forfait horaire par étudiant". Pour l’activité "Encadrement de mémoires et thèses d’exercice (après validation finale)", le mode de calcul est "Forfait horaire par étudiant et par niveau".

vendredi 31 juillet 2009

Wifi, Podcast et Environnement de travail pour tous à l'Université

Chaque vendredi, retrouvez une actualité sur le e.learning à l’Université et ailleurs.

Aujourd’hui ;

Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a présenté ce 20 juillet, dans le cadre du plan de relance, les mesures en faveur du numérique à l’Université. Au total, 16 millions d’euros devraient permettre d’achever la couverture Wifi des campus et d’impulser le développement des équipements nécessaires à la diffusion de cours en podcast.

La suite ici.

En savoir plus sur les podcast et webcast ici.

vendredi 12 juin 2009

Une formation « rapid e.learning » modulaire ! Pourquoi ? Comment ?

Depuis quelques années, on parle beaucoup de « Rapid e.learning ».

En réalité, le terme du marketing est quelque peu mal choisi. Il ne s’agit pas d’un apprentissage en vitesse, mais de la possibilité de travailler avec des outils permettant à des non spécialistes de la production industrialisée de e.learning de créer des contenus de façon simplifiée (et ceci, en principe, plus rapidement que le e.learning « de tradition ».

L’idée de base est de partir de contenu déjà existant, sous leur forme numérique (documents papier, captures d’écrans, schémas...), et de les enrichir avec des médias sonores et visuels ou d’y intégrer des évaluations. A la sortie, un passage à la moulinette permet d’avoir des contenus interactifs sous la forme d’un fichier Adobe Flash, le standard de l’animation et, de plus en plus, du streaming sur le web.

L’arrivée dans la formation des usages du web 2.0 permet également de la production simplifiée de parcours, en y intégrant cette fois-ci la dimension sociale.

Puissance du marketing et de l’ignorance technico-pédagogique, hordes de formateurs et de responsables de formation se sont précipités (et hélas, se précipitent encore, car cette année encore de nouveaux candides se sont mis au e-learning) poussés par l’illusion de la facilité et la volonté de puissance ! :)

Dans les faits, la plupart des entreprises et des instituts de formation sont sortis bredouilles de cette acquisition naïve. Les produits en sortie (PowerPoint sonorisés, cours de simulation de programmes par capture d’écran, questionnaires) étaient (et sont encore) pour la plupart moches, mal pensés pédagogiquement et pas ergonomiques.

Un petite animation de la eLearning agency  pour comprendre le concept ici.

Cet échec donna lieu, par les grandes entreprises pionnières de l’utilisation du rapid e.learning, à une deuxième phase de celui-ci, moins demandeuse de production interne. L’on se contentait de demander au distributeur / prestataire sur quel produit de développement l’on devait produire, ceci pour permettre la maintenance du contenu par les équipes d’expert de contenu de l’entreprise.
Le nom du produit était donc intégré au cahier des charges de l’appel d’offre, Adobe Captivate se taillant la part du lion.

Le rêve d’un rapid e.learning miracle fait encore recette, car il est également lié à la volonté des formateurs de se réapproprier un territoire pédagogique dont la technicité, la lourdeur et la dimension collective des projets e.learning « de luxe » (mais oui ! le formateur, comme l’enseignant, est un animal essentiellement solitaire) les avaient quelque peu éloignés et à la volonté des responsables de formation et des coordonateurs d’avoir LEUR équipe de production en interne.

Cette volonté du formateur, et encore plus des organismes de formation qui, après avoir été plus que réticents se voient aujourd’hui « acculés » à faire du e-learning, avec les choix pré-pensés (par d’autres) que le sentiment d’urgence autorise, NOUS LA COMPRENONS !!!

Il n’est plus possible de rester au clivage « formateur classique / formateur moderne » alors que les environnements numériques connectés conditionnent notre vie privée et professionnelle. Il n’est plus possible non plus de penser que d’un côté il y a les experts de la production de contenus à distance aux effets hollywoodiens et de l’autre une bande d’abrutis pré-numériques utilisant tout au plus PowerPoint !

Ce que nous ne pouvons pas faire pour répondre à ce désir de maîtrise, chers lecteurs et peut-être futurs utilisateurs d’outils du rapid e.learning, est de vous former en une heure à « L’essentiel de... », en un jour aux « Premiers pas pour... ».

A l’université, nous sommes nuls ! On ne sait pas faire dans la nano-formation, ni dans la recette en dix points à appliquer partout ! C’est idée de vous fournir des clés pour la pensée critique nous perdra !

Néanmoins, nous sommes conscients qu’un formateur chargé de projets e.learning, ou un animateur d’une équipe de formateur, n’a pas besoin de devenir ingénieur en e-formation (peut-être dans une deuxième étape).

Vous vous proposons donc un pack « Rapid e.learning », constitué de six modules (sur les treize qu’en compte le master 2 complet).

Dans l’ordre d’apparition pour l’année 2009/2010 :

1) Ingénierie 1 : la conception du dispositif et des ressources.... parce même un scénario à partir d’un outil de rapid e.learning doit être bien pensé.

2) Le Web 2.0 en formation et professionnalisation tout au long du travail... parce que les outils du web 2.0 peuvent être vus comme des outils du rapid e.learning avec du social dedans.

3) Pratique des logiciels d’environnement à l’apprentissage et de l’évaluation en ligne... parce que une plate-forme de téléformation, des classes virtuelles et un logiciel d’évaluation en ligne suffisent à créer rapidement un dispositif e.learning complet.

4) Outils 1 : parce qu’une boite à outils de médiatisation peut bien servir à développer du contenu simple et efficace.

5) Outils 2 : les outils du rapid e.learning... parce qu’il faut bien savoir utiliser les outils dédiés à la production de contenus.

6) Ergonomie de contenus en ligne... car sans une approche rigoureuse de l’ergonomie de la médiatisation vous n’irez pas bien loin.

Le tout pour un total de 120 heures.

Les bonus :

  • Les six modules au prix de quatre modules, soit 2 600 euros au lieu de 3 900 euros
  • une classe virtuelle en fin de parcours, pour la synthèse de celui-ci
  • la possibilité de suivre ce parcours tout à distance (sauf le premier regroupement sur Rennes)

Notre engagement de prix : dans le cas où vous souhaiteriez poursuivre le parcours l’année suivante, pour obtenir le master « Ingénierie de la e.formation », nous nous engageons à réduire son prix de l’intégralité du prix payé pour le package.

Aller plus loin :

a) l’article de référence sur le rapid e.learning, avec la désormais fameuse classification en cinq familles ici
b) le site du rapid e.learning de l’université Lille 3 ici

Consulter également sur ce blog les billets présentant en écrit et vidéo les différents modules.

Contact : Adrien Ferro au 06 75 30 87 35

jeudi 28 mai 2009

L'éditorial de juin 2009. « Crétin learning » tu n'auras pas notre peau ! (ni celle des responsables de formation et des responsables des ressources humaines)

Depuis le début, notre master affiche sa double vocation.

La première, immédiatement saisissable, est celle de former des techniciens de la e-formation. Des personnes aux compétences directement mobilisables pour la réalisation de projets e.learning, depuis la création de modules en ligne à l’ingénierie des dispositifs. Des professionnels aux orientations diverses, en fonction également de leur formation antérieure (depuis l’informatique et le multimédia aux sciences de l’éducation).

La deuxième, et ceci en se différenciant de toutes formations, écoles et instituts adossés à des éditeurs ou producteurs privés de solutions e-learning, en assumant la vocation première de l’Université : ne pas produire de l’instruction sans l’accompagner d’intelligence critique !

C’est ainsi que les modules techniques sont complétés par des modules plus génériques, histoire de « penser » les environnements sociaux, juridiques, économiques et technologiques d’application. Histoire également d’éviter d’être piégé par le « crétin learning », ce fruit empoisonné des discours marketing, des fantasmes managériaux, de l’urgence économique et ou tout simplement de l’ignorance sur le sujet, dont font encore preuve la majorité des responsables des ressources humaines et des responsables de formation.

Or, notre constat en continu depuis des années est que ces éléments de perturbation cognitive produisent comme résultats systématiques une énorme perte de temps et d’argent, quand il ne s’agit pas également de « catastrophes » organisationnelles (par exemple quand on arrive à se mettre à dos une catégorie de salariés avec des projets e.learning investis par la lorgnette « économie d’échelle » sans penser le dispositif dans sa complexité environnementale et sa dimension humaine).

L’arrivée de nouveaux venus dans un territoire artificiellement embelli par les vendeurs de solutions e-learning n’arrange pas les choses.
Les produits support, depuis les plate-formes de formation aux produits du rapid e-learning, sont effectivement de plus en plus accessibles sans formation informatique particulière, de plus en plus ergonomiques, à la prise en main rapide ! Ils jouent aujourd’hui parfaitement bien leur rôle de miroir aux alouettes, d’alléchantes sirènes hypnotisant le prospect (cet ancrage du désir par le visuel, par l’outil, par la quincaillerie, semble être une caractéristique humaine générale de l’être-de-pulsion, cette partie de nous-mêmes que le commerce vise depuis ses origines !).

La naïveté affichée (et parfaitement inconsciente ou, pour mieux dire, parfaitement ignorante) par beaucoup de visiteurs néophytes, naïveté que nous avons constatée lors des dernières expos et forum « e-learning » en fait des parfaites victimes du marché, actuellement en phase de développement rapide, du e.learning.
Même si, culture d’acheteur des responsables de formation aidant, le fait de tirer sur les prix, de réduire les jours de production, de se montrer ferme dans la négociation sur un devis, leur fera croire de maitriser la situation (sic) !

Les discours minables actuels sur le e-learning pour sortir de la crise, en gros « Former plus pour gagner plus (en dépensant moins) » à gros renfort de slogans fous, nous dépriment (resic) !

Que faire quand, dans une société que Bernard Stiegler, philosophe de la technique et président d’Ars Industrialis définit comme « le règne de la bêtise » l’on veut conserver son honnêteté intellectuelle, tout en voulant être utile à l’entreprise, à son inévitable et nécessaire mutation, pour accompagner le changement, pour aider les décideurs de façon concrète ?

Que faire, quand on propose un master comme le notre, avec ses résonances techniques dès l’intitulé, peu alléchant à priori pour les responsables des ressources humaines et responsables de formation, disposant d’une tendance naturelle à déléguer « ces choses là », la e-formation, vue comme une spécificité technologique de la formation et non pas pour ce qu’elle est en dynamique, une fois entrée en entreprise; à savoir, un lieu paradigmatique des changements organisationnels liés aux processus de production et gestion des savoirs formels et informels.

Plus spécifiquement : quel est, dans ce contexte, notre DEVOIR ?

Oui ! Nous osons ici introduire cette notion désuète de devoir, dans un monde où seuls les droits (SES propres droits, bien sûr) semblent avoir... droit de cité dans les médias, accompagnés de leurs « confrères » : les revendications, les besoins, les désirs, les plaisirs et tout autre concept servant le déploiement triomphant de l’ego autocentré, flatté à loisir par les impératifs de vente du marché mondialisé.
Quel est notre devoir, ici à l’université de Rennes 1, dans le cadre de nos compétences spécifiques, de notre enseignement spécifique ?

A bien y réfléchir, la réponse apparaît d’elle-même et elle est déjà inscrite dans l’histoire du master, dans son intentionnalité.

Nous avons un devoir éducatif !!! Celui que l’on a depuis la création de l’université et que la mort de la culture classique semble avoir relégué aux oubliettes.
Pour ce faire, nous avons décidé, à partir de la rentrée prochaine, de proposer aux responsables de formation et aux responsables des ressources humaines des parcours spécifiques de sensibilisation aux enjeux et au suivi des dispositifs de e-formation. Des parcours à partir d’un certain nombre de modules que nous proposons déjà, enrichis d’un cadrage spécifique métier.

Pour que le « crétin learning » n’ait pas notre peau, ni celle des responsables de formation et responsables des ressources humaines.

Bientôt le détail ici. A suivre...

Adrien Ferro

vendredi 17 avril 2009

Tutorat technique en e-learning par Laurence Vaillant



Laurence Vaillant, diplômée du Master, vient de publier un article sur le "Tutorat technique en e-learning" dans la revue Tutorales Cette revue, entièrement consacrée au tutorat à distance a pour directeur de publication, Jacques Rodet, qui dispense le cours "Ingénierie et stratégies de support à l’apprentissage".

Laurence Vaillant aborde concrètement, à la lumière de son expérience de tutrice dans un dispositif de l’université de Rennes 1, les rôles et fonctions du tuteur technique puis s’attache à décrire une modalité proactive de soutien aux apprenants à distance par la réalisation d’un tutoriel.

Résumé de l’article
Cet article témoigne de la pratique d’un tuteur technique en e-learning pour un important dispositif de FOAD (300 apprenants) avec un recul de plusieurs années. Cette formation prépare aux concours de l’agrégation en Économie et Gestion des adultes qui ont pour la plupart une activité professionnelle. Le tuteur technique a donc une fonction déterminante auprès de ce public exigeant, pour lequel tout problème technique s’interprète comme un obstacle à la préparation au concours et ce d’autant plus que leur temps est compté. Les interventions du tuteur technique deviennent de plus en plus proactives, alors qu’elles étaient essentiellement réactives à sa prise de fonction. En effet, avec l’expérience, le tuteur accroît son efficacité en capitalisant son travail et en anticipant les difficultés éventuelles des apprenants. La réalisation d’un support aux fonctions tutorales pour l’accompagnement technique à l’accès aux ressources est en projet sous forme d’un tutoriel en ligne.

Mots clés
Tuteur technique e-learning - Accompagnement technique - Hotline - Accès aux ressources - Incident technique - Fonctions tutorales - Guide - Intermédiaire apprenants/service informatique - Distance sans isolement - Dimension humaine – Contacts - Empathie - Processus d’intervention - Intervention réactive - Délais de réponse – Capitaliser - Efficacité - Intervention proactive - Anticiper - support tutoral - Guide sonorisé - Tutoriel – Mutualiser.

jeudi 26 mars 2009

La promotion 2007-2008 témoigne

La parole est maintenant donnée aux apprenants. Ecoutez les trois témoignages issus de la promotion 2007-2008 du master. Depuis les motivations pour ce diplôme, à ces exploitations pratiques dans leur entreprise ou organisme de formation, chacun des trois nous présente son vécu de l’année de formation.


Témoignage de
Delphine Lecorché:

Aprés avoir expliqué les motivations qui l’ont poussé à s’inscrire à ce master, D. Lecorche relate le déroulement de son parcours (0 m 45). Elle parle également des apprentissages qu’elle a le plus appréciés (2 m ), les modalités qui lui ont le plus plu (3 m 11) et la manière dont elle a travaillé ainsi que les outils de communication avec lesquels elle a travaillé (4 m 09). Pour conclure D. Lecorche donne son point de vue en ce qui concerne la mixité des enseignants (5 m 15).




Témoignage de Ludovic Lavarec:

Ludovic Lavarec parle de l’environnement technique.



Découvrez la suite du témoignage de Ludovic Lavarec:

Vidéo où Ludovic Lavarec explique sa représentation de la e-formation.
Vidéo où Ludovic Lavarec explique comment il a appliqué ce qu’il a appris lors dans de ce master au sein de son travail.
Vidéo où Ludovic Lavarec parle des modalités pédagogiques qu’il a le plus préféré.
Vidéo où Ludovic Lavarec parle des apprentissages qu’il a trouvé le plus intéressants.
VidéoLudovic Lavarec explique ce qui l’a poussé à s’inscrire à ce master.



Témoignage de
Mohamed Ali Christophe Bechellaoui:


Mohamed Ali Christophe Bechellaoui nous explique comment il a appliqué dans son travail, ce qu’il a appris grâce à ce master.




Découvrez la suite du témoignage de Mohamed Ali Christophe Bechellaoui:

Vidéo où  Mohamed Ali Christophe Bechellaoui explique quelles ont été les motivations qui l’ont poussé à s’inscrire dans ce master.
Vidéo où  Mohamed Ali Christophe Bechellaoui explique comment s’est deroulé son parcours.
Vidéo où Mohamed Ali Christophe Bechellaoui parle des apprentissages qu’il a le plus apprécié.
Vidéo  où 
Mohamed Ali Christophe Bechellaoui parle des modalités pédagogiques qu’il a le plus préféré.


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