Depuis quelques années, on parle beaucoup de « Rapid e.learning ».

En réalité, le terme du marketing est quelque peu mal choisi. Il ne s’agit pas d’un apprentissage en vitesse, mais de la possibilité de travailler avec des outils permettant à des non spécialistes de la production industrialisée de e.learning de créer des contenus de façon simplifiée (et ceci, en principe, plus rapidement que le e.learning « de tradition ».

L’idée de base est de partir de contenu déjà existant, sous leur forme numérique (documents papier, captures d’écrans, schémas...), et de les enrichir avec des médias sonores et visuels ou d’y intégrer des évaluations. A la sortie, un passage à la moulinette permet d’avoir des contenus interactifs sous la forme d’un fichier Adobe Flash, le standard de l’animation et, de plus en plus, du streaming sur le web.

L’arrivée dans la formation des usages du web 2.0 permet également de la production simplifiée de parcours, en y intégrant cette fois-ci la dimension sociale.

Puissance du marketing et de l’ignorance technico-pédagogique, hordes de formateurs et de responsables de formation se sont précipités (et hélas, se précipitent encore, car cette année encore de nouveaux candides se sont mis au e-learning) poussés par l’illusion de la facilité et la volonté de puissance ! :)

Dans les faits, la plupart des entreprises et des instituts de formation sont sortis bredouilles de cette acquisition naïve. Les produits en sortie (PowerPoint sonorisés, cours de simulation de programmes par capture d’écran, questionnaires) étaient (et sont encore) pour la plupart moches, mal pensés pédagogiquement et pas ergonomiques.

Un petite animation de la eLearning agency  pour comprendre le concept ici.

Cet échec donna lieu, par les grandes entreprises pionnières de l’utilisation du rapid e.learning, à une deuxième phase de celui-ci, moins demandeuse de production interne. L’on se contentait de demander au distributeur / prestataire sur quel produit de développement l’on devait produire, ceci pour permettre la maintenance du contenu par les équipes d’expert de contenu de l’entreprise.
Le nom du produit était donc intégré au cahier des charges de l’appel d’offre, Adobe Captivate se taillant la part du lion.

Le rêve d’un rapid e.learning miracle fait encore recette, car il est également lié à la volonté des formateurs de se réapproprier un territoire pédagogique dont la technicité, la lourdeur et la dimension collective des projets e.learning « de luxe » (mais oui ! le formateur, comme l’enseignant, est un animal essentiellement solitaire) les avaient quelque peu éloignés et à la volonté des responsables de formation et des coordonateurs d’avoir LEUR équipe de production en interne.

Cette volonté du formateur, et encore plus des organismes de formation qui, après avoir été plus que réticents se voient aujourd’hui « acculés » à faire du e-learning, avec les choix pré-pensés (par d’autres) que le sentiment d’urgence autorise, NOUS LA COMPRENONS !!!

Il n’est plus possible de rester au clivage « formateur classique / formateur moderne » alors que les environnements numériques connectés conditionnent notre vie privée et professionnelle. Il n’est plus possible non plus de penser que d’un côté il y a les experts de la production de contenus à distance aux effets hollywoodiens et de l’autre une bande d’abrutis pré-numériques utilisant tout au plus PowerPoint !

Ce que nous ne pouvons pas faire pour répondre à ce désir de maîtrise, chers lecteurs et peut-être futurs utilisateurs d’outils du rapid e.learning, est de vous former en une heure à « L’essentiel de... », en un jour aux « Premiers pas pour... ».

A l’université, nous sommes nuls ! On ne sait pas faire dans la nano-formation, ni dans la recette en dix points à appliquer partout ! C’est idée de vous fournir des clés pour la pensée critique nous perdra !

Néanmoins, nous sommes conscients qu’un formateur chargé de projets e.learning, ou un animateur d’une équipe de formateur, n’a pas besoin de devenir ingénieur en e-formation (peut-être dans une deuxième étape).

Vous vous proposons donc un pack « Rapid e.learning », constitué de six modules (sur les treize qu’en compte le master 2 complet).

Dans l’ordre d’apparition pour l’année 2009/2010 :

1) Ingénierie 1 : la conception du dispositif et des ressources.... parce même un scénario à partir d’un outil de rapid e.learning doit être bien pensé.

2) Le Web 2.0 en formation et professionnalisation tout au long du travail... parce que les outils du web 2.0 peuvent être vus comme des outils du rapid e.learning avec du social dedans.

3) Pratique des logiciels d’environnement à l’apprentissage et de l’évaluation en ligne... parce que une plate-forme de téléformation, des classes virtuelles et un logiciel d’évaluation en ligne suffisent à créer rapidement un dispositif e.learning complet.

4) Outils 1 : parce qu’une boite à outils de médiatisation peut bien servir à développer du contenu simple et efficace.

5) Outils 2 : les outils du rapid e.learning... parce qu’il faut bien savoir utiliser les outils dédiés à la production de contenus.

6) Ergonomie de contenus en ligne... car sans une approche rigoureuse de l’ergonomie de la médiatisation vous n’irez pas bien loin.

Le tout pour un total de 120 heures.

Les bonus :

  • Les six modules au prix de quatre modules, soit 2 600 euros au lieu de 3 900 euros
  • une classe virtuelle en fin de parcours, pour la synthèse de celui-ci
  • la possibilité de suivre ce parcours tout à distance (sauf le premier regroupement sur Rennes)

Notre engagement de prix : dans le cas où vous souhaiteriez poursuivre le parcours l’année suivante, pour obtenir le master « Ingénierie de la e.formation », nous nous engageons à réduire son prix de l’intégralité du prix payé pour le package.

Aller plus loin :

a) l’article de référence sur le rapid e.learning, avec la désormais fameuse classification en cinq familles ici
b) le site du rapid e.learning de l’université Lille 3 ici

Consulter également sur ce blog les billets présentant en écrit et vidéo les différents modules.

Contact : Adrien Ferro au 06 75 30 87 35